Suppression de postes au GFEN et au CRAP
popularité : 2%
COMMUNIQUE DE PRESSE du 2 JUILLET 2010
Violence gouvernementale contre les mouvements pédagogiques
La pédagogie serait-elle devenue à moitié inutile ? Le ministère de
l’Éducation nationale vient de nous annoncer la suppression de la
moitié de la subvention permettant le paiement des enseignants employés
dans nos deux associations dès la rentrée de septembre.
Depuis des dizaines d’années, nos deux mouvements pédagogiques ont
produit un travail considérable en contribuant à la réflexion sur les
apprentissages, à la formation des enseignants, à la promotion
d’innovations en faveur d’une meilleure école. Une part importante de
ce travail repose sur l’action militante de bénévoles, des adhérents de
nos associations, de tous les acteurs du monde éducatif qui nous
soutiennent, mais il dépend également de quelques enseignants mis à
disposition par le ministère, quatre pour nos deux associations.
Ces moyens humains sont essentiels pour assurer la pérennité de nos
activités. Il en va de la survie même de nos associations. Mais ils
sont dérisoires à l’échelle d’un ministère employant des centaines de
milliers de personnes. La décision de supprimer la moitié de ces postes
ne peut qu’être interprétée que comme un acte d’hostilité à l’égard des
mouvements pédagogiques. L’annonce de cette décision le vendredi
2 juillet avec effet au mois de septembre ne peut que nous contraindre
à une réduction brutale de nos activités.
L’école a besoin de pédagogie, a besoin des mouvements pédagogiques.
Nous demandons instamment au ministère de l’Éducation nationale d’au
moins suspendre cette décision.
Philippe Watrelot, CRAP-Cahiers pédagogiques Jacques Bernardin, GFEN
